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Prochaine exposition

​DIALOGUES SACRES

Bernard Bailly, Janet Bailly,

Galerie Cathédrale Fribourg
Décembre 2026

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DEVANT LE CHRIST, LA CROIX ET LA MONTAGNE 

Bernard Bailly

 

Il y eut d’abord le Christ de Belfaux. Un Christ du XIIIe siècle. Du bois. De la couleur. Une matière assez fragile pour brûler et qui, pourtant, a traversé les siècles.

 

Il faut commencer par lui.

 

Avant la montagne. Avant la forêt. Avant les rochers, les racines, les Gastlosen et leur formidable entassement de pierre. Le Christ. L’artiste-peintre Bernard Bailly ne le copie pas. Il ne cherche pas davantage à le restaurer par la peinture. Il s’en empare et l’emporte ailleurs. Il le sort de l’église. Il lui rend le ciel.

 

Et quelque chose d’étrange se produit.

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Le Christ ne semble pas déplacé. Au contraire. Comme si, après des siècles passés entre les murs, il retrouvait un territoire plus ancien que les églises elles-mêmes. La croix demeure. Elle est là, brutale, élémentaire. Deux morceaux de bois. Une verticale. Une horizontale. Rien de plus simple. Rien de plus terrible.

 

Un homme y est cloué. Voilà d’abord ce qu’il faut regarder.

 

Avant le symbole, avant la théologie, avant deux mille ans d’explications, il y a un corps. Des bras écartés jusqu’à la limite. Une poitrine offerte. Une tête qui tombe. Un ventre. Des jambes. Le poids d’un homme suspendu à du bois. Bailly revient à cette évidence. Son Christ n’est pas propre. Il n’a rien du joli supplicié doré que des siècles de dévotion ont parfois fini par rendre presque décoratif. Il a une chair rose, verte, jaune, grise, traversée par des couleurs qui ne cherchent pas la vraisemblance anatomique. Le corps semble recevoir ce qui l’entoure. Le froid. La roche. Le ciel. La mousse. La lumière.

 

La montagne entre en lui. Et lui entre dans la montagne. C’est là, me semble-t-il, que Bailly prend une décision essentielle. Il ne place pas le Christ devant la nature. Il l’y incorpore.

 

Le visage devient presque géologique. La barbe ressemble par endroits à des strates. Les plis du visage répondent aux failles de la roche. Les Gastlosen dressent leurs pointes derrière les épaules du crucifié comme une autre couronne d’épines, immense celle-là. La pierre et la chair commencent à parler la même langue.

 

Alors la crucifixion change de dimension.

Ce n’est plus seulement un homme souffrant devant un paysage.

Le paysage participe.

La montagne devient témoin.

Peut-être davantage : elle devient partie du drame.

 

La croix, elle-même faite d’un arbre mort, réunit soudain ce que nous avons pris l’habitude de séparer : l’homme, le bois, la pierre, le ciel et le divin. Le Christ est à la frontière. Entre Dieu et l’homme. Entre la chair et la pierre. Entre ce qui meurt et ce qui demeure. Entre ce que nous croyons voir et ce que nous sommes incapables de nommer. Et moi, l’homme ignorant, devant ces tableaux, je commence peut-être à comprendre ce qui ne peut être écrit. Ni dit. Seulement éprouvé...

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(extrait du texte de Jorand de Kerartus, Fribourg, été 2026)

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Bernard Bailly, grands paysages alpins

Membre de VISARTE-FRIBOURG 

 

ECOLE GENEVOISE DES PEINTRES DE PAYSAGE
Par son origine, sa formation et sa pratique de la peinture de paysage, Bernard Bailly revendique une partie de l'héritage de la célèbre Ecole genevoise des peintres de paysage (Pierre-Louis de la Rive, Wolfgang-Adam Toepffer, François Diday, Alexandre Calame, Barthélémy Menn, Ferdinand Hodler, Alfred Rehfous, Edouard Valet...)

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Le traitement pictural des sujets est réaliste. La facture est libre, la touche visible et le dessin ouvert. La recherche s’inscrit dans le courant contemporain du renouveau de la peinture figurative (Peter Doig, John Virtue, Martin Greenland, Martin Ziegelmüller, David Hockney...). Les tableaux sont à la fois novateurs et respectueux de la tradition picturale des grands maîtres du passé.

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Sous le titre GRANDS PAYSAGES ALPINS/LA GRANDE TRADITION DE LA PEINTURE DE PAYSAGE SUISSE, Bernard Bailly produit des grands formats ayant pour sujet les lieux les plus pittoresques de Suisse. Il peint des toiles comprises entre 1,5 et 3 mètres carrés réalisées en atelier d’après des dessins et de petites toiles esquissés en plein-air sur le motif, des photos et des vidéos produites lors de nombreux repérages et des informations complémentaires obtenues sur Internet. Le concept est: voir grand, penser grand, faire grand.


Il collabore à une démarche picturale commune avec son épouse, BERNARD ET JANET BAILLY, COMPAGNONS PEINTRES. Depuis janvier 2022, le site Internet de Bernard Bailly est intégré aux archives de  la BN (Bibliothèque Nationale à Berne) sous la rubrique "e-helvetica".

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