MEMBER OF THE GUILD OF SWISS MOUNTAIN PAINTERS (de 2011 à 2016)
 
 
MEMBER OF VISARTE, Switzerland, professional visual arts association founded in 1866.
 
 
 
LA GRANDE TRADITION DU PAYSAGE SUISSE 
BERNARD BAILLY, GRANDS PAYSAGES
 
Diplômé de l’Ecole des Beaux-arts de Genève (1974), membre de la Guilde suisse des peintres de la montagne (2011), membre de VISARTE (2012), Bernard Bailly naît en 1949 à Genève. Parallèlement à son activité artistique, il enseigne les arts plastiques au Collège Saint-Michel à Fribourg. En 2008, délaissant l’agitation de la ville, il entreprend une production de toiles de grand format ayant pour sujet les lieux les plus pittoresques de Suisse. Il peint des toiles comprises entre 1,5 et 3 mètres carrés. Les grands tableaux sont produits en atelier sur la base de toiles et de dessins détaillés réalisés en plein air face au motif. 
 
Par son origine, sa formation et sa pratique de la peinture de paysage, Bernard Bailly revendique une partie de l’héritage de la célèbre Ecole genevoise des peintres de paysage (Adam Töpffer, François Diday, Alexandre Calame, Barthélémy Menn, Ferdinand Hodler, Alfred Rehfous, Edouard Vallet…)
 

Le traitement pictural du sujet est réaliste. La facture est libre, la touche visible, le dessin ouvert et les empâtements importants. La recherche s’inscrit dans le courant contemporain du renouveau de la peinture figurative (Peter Doig, John Virtue, Claire Sherman, Martin Greenland, Martin Ziegelmüller, David Hockney...) Les tableaux sont à la fois novateurs et respectueux de la tradition picturale des grands paysagistes du passé.

 


 

BERNARD ET JANET BAILLY, COMPAGNONS PEINTRES

Renouer avec la peinture de paysage du passé. Oublier les ressources d’Internet et les astuces photographiques: le temps du paysage n’est pas le temps de la photographie.

 

Sur le terrain, chevalets l’un près de l’autre, tubes de peinture acrylique à portée de main, Bernard et Janet sont directement reliés au paysage. Un processus physique, sous le soleil ou secoués par le vent. Dans ces lieux de révélation, ils suivent l’évolution rapide des conditions de lumière tout en gardant vivante la magie d’un instant particulier, d’un certain éclairage du sujet.

 

Chacun apporte ses goûts artistiques et l’expérience de son parcours de vie, les tableaux se ressemblent sans se ressembler vraiment. Bernard Bailly par sa formation et son origine revendique une part de l’héritage de la célèbre ECOLE GENEVOISE DES PEINTRES DE PAYSAGE (Diday, Calame, Menn). Janet Bailly, Anglaise d’origine, par son travail d’aquarelle antérieur est sensible au ciel et à « peindre l’air » autant que les contours du paysage.

 

La norme contemporaine en matière d’œuvre d’art c’est « le grand » : voir grand, faire grand. Si on se réfère toujours à l’art contemporain on peut constater un retour en force de la peinture dans une expression franche, directe et authentique, antimaniériste.

 

Notre peinture est une peinture réaliste, naturaliste. Il n’y a pas ici d’hyperréalisme ou de photoréalisme. Naturaliste car vous pouvez mettre un nom sur les lieux que nous peignons, sur les arbres et sur les végétaux. Il y a des pins, des sapins, des hêtres, des chênes, des érables sycomores, des impératoires, des bruyères, des gentianes et des pétasites.

 

Chaque tableau est un nouveau défi. Chaque tableau est différent puisqu’il correspond à chaque fois à un lieu différent avec un relief particulier, une végétation variée à des saisons différentes, à des heures différentes avec une météo changeante.

 

La notion de temps est importante dans notre production. Le temps d’arrêt sur le site - plusieurs séances sont souvent nécessaires-. Le temps ensuite que nous passons en atelier pour la production de nos grands formats.

 

L’appareil photo capte une image au 100ème de seconde. Pour nous, le temps de production d’une image se compte en heures, en jours ou en mois. Notre peinture est d’un autre temps. Peut-être hors du temps ?

 

Notre pratique de l’art n’est pas de l’ordre du divertissement ou de l’amusement. C’est à la fois une pratique quotidienne et la pratique d’une vie. On dit que la peinture est l’art des hommes et des femmes âgés parce qu’elle est le résultat des expériences de toute une vie. Picasso retrouve le dessin de son enfance après toute une vie consacrée à la peinture. Pour nous, le chemin est inverse de celui pris par Picasso. Parcours différent et peinture différente. Nous avons commencé par le dessin d’enfant et il nous faudra l’expérience de toute notre vie pour tendre vers la richesse des matières de la peinture de Rembrandt ou la vibration de la touche du Titien âgé.

 

Bernard et Janet Bailly
Tentlingen, printemps 2014